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Archive for the ‘opinion’ Category

Pékin, Boycott ?

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Pour autant, je ne pense pas que les sportifs doivent assumer l’inconséquence de ceux qui ont désigné Pékin pour accueillir les JO, il y avait une alternative à l’époque, c’était Paris ! Je suis contre le boycott des jeux par les sportifs, que les dirigeants politiques et les dirigeants des comités olympiques nationaux et des fédérations internationales sortent de leurs bureaux bien confortables et prennent à leur compte la dénonciation des atteintes aux droits de l’homme.

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Message personnel

« La structure de toute « chose », qu’il s’agisse d’un langage, d’une maison, d’une machine, etc., se résume à des relations. »

Alfred Korzybski.

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Pourquoi les Belges et pas nous ?

Pour comprendre comment la Belgique a construit sa qualification aux Jeux Olympiques de Pékin, victoire acquise aux dépens de l’Allemagne, à Manchester, il faut remonter au 13 mars 2004, dans l’heure de midi à Madrid. La Belgique joue là sa qualification aux JO d’Athènes face à l’Afrique du Sud. Il faut une victoire et l’affaire est plutôt bien engagée puisque après 9 minutes de jeu elle mène par 2 buts à 0. Les Africains du Sud reviennent à 2 buts à 1 à la 14e minute et démarre alors un « combat de tranchées » dans lequel aucun des deux adversaires ne lâche quoi que ce soit. A la 65e le capitaine Belge écope d’un carton jaune mais toujours pas d’ouverture pour les Africains du Sud.

Arrive la 70e minute, et 20 secondes avant le coup de sifflet final, c’est l’égalisation. La prolongation ne donnera rien, l’épreuve des tirs aux buts sera fatale aux Belges.

Ce sont donc des Belges anéantis, dévastés par ce résultat qui vont rentrer chez eux. Peut-on se remettre d’une telle épreuve ? Peut-on se remettre d’avoir haussé son niveau de jeu jusqu’à égaler les meilleurs pour dans l’ultime seconde voir tout ce travail, cette performance, s’écrouler ?

C’est là je crois que les Belges ont construit leur qualification aux JO de Pékin. C’est dans la recherche des réponses possibles à ces deux questions cruciales que s’est édifié un hockey belge plus fort, plus sûr de lui, plus confiant, plus professionnel.

Pourquoi ? Parce que les réponses apportées à ces questions ont été des réponses concertées, positives, dynamiques, fédératrices et avec une même vision partagée de ce que devait être l’avenir. Parce que ces réponses ont à la fois nourri et canalisé le sentiment de révolte qui dès lors animait l’ensemble du hockey belge. Cet « échec » n’était acceptable pour personne ; ni l’équipe, ni les dirigeants, ni les clubs ni même les supporteurs n’avaient l’intention de l’accepter.

C’est donc tous ensemble, unis par cette révolte, qu’ils ont décidé de prolonger et d’améliorer leur projet olympique. Chacun, pour sa part, y a contribué, je ne dis pas que cela s’est fait sans difficultés, Giles Bonnett, l’entraîneur, artisan pour une bonne part de cette réussite sportive n’en a-t-il pas fait les frais un mois et demi avant Manchester ? Mais ils y sont arrivés parce qu’ils y ont tous cru, ensemble, en même temps et qu’ils ont tous marché du même pas vers cette splendide qualification. Ils ont récolté les dividendes de leur solidarité, ce n’est que justice.

Lorsque après Changzhou, ce même sentiment d’anéantissement nous a étreints, je ne me souviens pas que nous ayons focalisé l’attention du hockey français sur l’extraordinaire performance de l’Equipe de France. L’Equipe de France avait haussé son niveau de jeu jusqu’à battre les meilleurs (notamment les NZ, qui gagnèrent le tournoi), mais pas une seule fois, une voix ne s’est élevée pour dire que l’Equipe de France avait montré à Changzhou qu’un autre avenir était possible pour le hockey français.

Dès notre retour, nous nous sommes focalisés non pas sur comment aller plus haut mais sur la défaite face aux japonais, dont nous avons oublié au passage qu’ils n’étaient pas si modestes que nous l’avions dit alors. Nous nous sommes interrogés sur qui avait été responsable de l’échec de la qualification aux championnats du monde, il nous fallait coûte que coûte un « coupable ». Certains joueurs ont vu leur accablante déception instrumentalisée au service de remises en cause tantôt de l’encadrement, tantôt des joueurs eux-mêmes, tantôt de la politique sportive prônée par la DTN, tantôt même au service de luttes intestines entre dirigeants. Dès lors, la dynamique était cassée, et malheureusement, malgré de nombreuses réunions, aucune dynamique nouvelle n’a pu émerger ; chacun, équipe, dirigeants et clubs suivant son propre chemin, sa propre logique sans réellement parvenir à ce que tous nous n’embarquions résolument sur le même bateau…

Mais rien n’est jamais inéluctable, pourvu que l’on accepte les leçons de l’Histoire.

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